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Les arts divinatoires font appel à de nombreux supports afin de prédire l’avenir, tels que les rêves, les cartes de Tarot ou le pendule, mais la méthode que nous allons parler ici fait appel à des objets plus rudimentaires, « les cauris » ou « Cypraea moneta ».

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la lecture de l’avenir grâce à ces petits coquillages originaires « des îles Maldives » est très populaire dans les pays d’Afrique.

Comment devient-on jeteur de cauris, d’où proviennent leurs pouvoirs et comment se servir d’eux pour lire l’avenir ?

Un art divinatoire venu d’Afrique

A l’origine, les cauris étaient utilisés en guise de monnaie en Afrique de l’Ouest, avant de devenir de véritables objets de « géomancie ».

Ces petits coquillages sont également symbole de fécondité féminine, la partie bombée représentant le ventre de la femme enceinte et la partie creuse son appareil génital.

La voyance par les cauris étant très populaire en Afrique, est parfois utilisée comme un passe-temps dans les régions et familles défavorisées.

D’un autre côté, il existe également des « cauristes professionnels », de nombreuses personnes font appel à leurs services, dans l’espoir d’obtenir des réponses au sujet de leur vie privée, leur mariage, une décision importante…

Bien que cette méthode de voyance soit peu connue en Europe, les jeteurs de cauris sont légion dans de nombreux pays d’Afrique et au Brésil.

Chaque ethnie d’Afrique possède sa propre méthode d’initiation aux cauris, bien que leur langage et leur interprétation ne présentent pas de grandes différences.

L’art de communiquer avec les esprits ?

La voyance par les cauris peut être perçue comme l’art de communiquer avec les esprits et les ancêtres défunts.

La communication avec les entités et les anges gardiens dans les religions africaines, fait partie intégrante des arts spirituels, ils sont très souvent enseignés par des maîtres en la matière ou de génération en génération.

« La divinité Obi », est un système récurrent dans les arts divinatoires africains, les cauristes font également appel à elle pour obtenir des réponses aux questions posées.

Ainsi, ils deviennent en quelque sorte les relais entre l’au-delà et le pratiquant, qui doit faire honneur aux traditions en étant honnête avec le client.

Cependant, nul ne peut s’improviser « jeteur de cauris », sans avoir reçu une initiation de cet art dès plus mystérieux, bien qu’il soit possible pour un débutant de tenter l’expérience avec peu de connaissances.

Une méthode à la portée de tous ?

La divination par les cauris a pour avantage, d’être à la portée de toutes personnes étudiant avec rigueur les différentes figures, se formant lors de leur utilisation.

La méthode la plus répandue est bien sûr le « jet de cauris », tout d’abord quatre coquillages doivent être mélangés dans les deux mains tout en formulant soigneusement sa question.

La question posée doit impérativement être tournée, de manière à pouvoir être répondue par « oui ou non » afin d’obtenir une idée claire.

Par la suite, les cauris doivent passer de main en main, pour finir dans celle de droite, enfin le voyant souffle dans sa main et jette les coquillages dans une zone circulaire qu’il a lui-même créée, cela peut être aussi bien un espace imaginaire, qu’un cercle tracé sur le sol.

Par ailleurs, il faut noter qu’il est inutile de prendre de l’élan ou de les jeter de très haut, le simple fait de placer sa main à quelque centimètres du sol et de laisser tomber les coquillages est amplement suffisant.

Mais comment les pratiquants de cet art peu commun, opèrent pour déchiffrer les messages des cauris ?

Interprétations des motifs

Une fois les quatre cauris répandus sur le sol, le praticien peut alors passer à la dernière étape, « interpréter les motifs ».

L’interprétation se fait selon le nombre de coquillages présentant le côté « ouvert ou fermé », sans tenir compte de leur position, rendant ainsi possible cinq scénarios différents, plus ou moins favorables à la question posée.

ALAFIA : Les quatre cauris montrent leur côté ouvert, cela signifie « oui, avec la bénédiction d’Obi», ce scénario est très positif, le pratiquant doit réaliser un second jet pour garantir sa réponse.

Le résultat doit impérativement être un autre « Alafia », un « Ejife », ou un « Etawa », pour être considéré comme un oui.

ETAWA : Trois cauris ouverts dont un fermé, la réponse est « oui, probablement », il y a des chances que votre souhait se réalise, mais vous devrez travailler afin de franchir les obstacles et éviter les retards.

EJIFE : Deux cauris ouverts dont deux fermés, ce qui veut dire « oui, certainement », c’est une réponse positive, ce que vous avez demandé est sur le point de se réaliser, il est donc inutile de reposer une seconde fois la question.

OKANA : Trois fermés et un ouvert, cela représente un « non», cette figure est défavorable à tout type de projet.

OYEKUN : Les quatre cauris sont fermés, cette figure est synonyme de « non, absolue », elle est très défavorable, toutes idées, projets, ou décisions, seront voués à l’échec.

Actuellement, nous vivons dans une époque où de plus en plus de personnes s’intéressent aux arts divinatoires, les cauris pourraient bien un jour être connu d’un plus large public et ainsi se faire une place aux côtés des autres supports de voyance.

L’oniromancie est un l’art divinatoire utilisant les rêves comme support, en interprétant ses images et les sensations, l’utilisateur de cet art ancestrale ce nomme « oniromancien »

Apparue bien avant l’astrologie, l’art d’interpréter les rêves remonte à environ 3000 à 4000 ans avant J-C, cette discipline était très pratiquée dans l’Egypte ancienne, selon les égyptiens, les rêves auraient été crées par les dieux afin de communiquer avec les hommes.

Dans la Grèce antique, il existait plus de six cents temples, dont le temple sacré de Delphes où cet art était pratiqué.

Platon, le célèbre philosophe grec, considéraient les songes comme un moyen d’allier les cieux à la terre.

Au cour du IIe siècle, un écrivain et oniromancien, originaire d’Ephése, nommé Artémidore de Daldis, réalisa un ouvrage intitulé « Onirocriticon », reconnu comme étant le premier grand traité sur l’interprétation des rêves.

L’Onirocriticon  contient le savoir antique sur la divination par le rêve, ce livre est désormais l’ouvrage de référence pour quiconque étudiant l’oniromancie.

Pendant son sommeil l’homme est libéré de sa conscience, la notion de bien et de mal lui est inconnu, libre de tous jugements et de sensations, la moindre de ses actions lui est incontrôlable.

Le rêve peut-être perçu comme un lien entre notre subconscient et notre inconscient, en créant des images à partir du « passé » et du « futur » du rêveur, Artémidore de Daldis fait la distinction entre le rêve « prédictif » et « prémonitoire ».

Le rêve prédictif

Le rêve prédictif comporte des passages de la vie quotidienne, par exemple si dans votre rêves vous apercevez votre meilleur ami alors que la veille vous étiez avec lui, il est inutile de chercher un sens caché a votre rêve, celui-ci ne sera que le reflet de votre passé.

Cette première catégorie de rêve n’intéresse pas l’oniromancien, pour la simple raison qu’il ne permet pas de prédire le futur , celui-ci va plutôt se concentrer sur les rêves prémonitoires.

Le rêve prémonitoire

Les rêves prémonitoire se divise en deux grandes catégorie:

Tout d’abord les rêves « théorématiques », ces derniers ne nécessite pas une grande habilités pour être déchiffré, ils sont généralement la reproduction exact de l’événement futur.

Par exemple, au cour de votre sommeil vous rêvez que vous discutez avec votre ami Mathieu que vous n’avez pas vu depuis votre plusieurs années, a votre réveil Mathieu vous appelle pour vous dire qu’il est en ville.

Ce genre de rêve est déjà arrivé a beaucoup d’entre nous, nul besoin d’être oniromancien pour en connaître la signification.

La deuxième catégorie est le rêve allégorique, bien plus complexe et difficile à comprendre que le rêve théorématique, il ne contient aucun lien avec le rêveur, ni même avec la réalité.

Les rêves théorématique ont souvent un rôle d’avertissement ou de conseil, il se présente sous formes de symboles et d’éléments échappant souvent à la compréhension du rêveur, l’oniromancie permet de donner un sens et de comprendre ce type de rêve.

Exemples de symboles

L’oniromancie, permet de mieux comprendre le subconscient, et est de plus en plus de personne font appellent à des spécialistes capable d’interpréter les rêves.

Les symboles et les signes que peuvent contenir un rêves théorématique peuvent être très nombreux, en voici quelque exemple.

Le SABLIER : voir un sablier dans son rêve peut-être synonyme d’une épreuve à venir dans le futur.

Une Tache : Une dispute dans votre entourage

Un hameçon : Trahison de votre entourage, désillusions, pièges.

HEMORRAGIE : Pour un homme: vos affaires sont continuellement en déficit. – pour une femme: vous craignez une grossesse non désirée.

HUISSIER : Ennuis familiaux ou professionnels. Litiges. Trahisons. Procès.