Aux limites du reel

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Le rêve prémonitoire selon John William Dunne

Lorsque que nous rêvons, nous sommes plongés dans un univers concentré de signes et de symboles dénuent de sens, le tout situé dans un environnement qui nous est généralement inconnu.

Pendant notre sommeil, nous sommes incapables de maîtriser nos actions, notre notion de temps est interrompu, au point de ne plus pouvoir dissocier le passé, le présent ni le futur.

Dans les premières années du XIXe siècle, un ingénieur en aéronautique Irlandais, du nom de John William Dunne élabora une théorie qui bouleversera le domaine de la parapsychologie, à partir des rêves prémonitoires auxquels il était en proie depuis sa jeunesse.

Un rêve étrange

Alors qu’il participait à la guerre des Boers, en 1902 John William Dunne fit un rêve prémonitoire qui le marqua particulièrement, il rêva qu’il assistait à l’explosion imminente d’une île en forme de montagne, dans un pays verdoyant et tropical.

 » Me voilà saisi du désir frénétique de sauver les 4000 habitants (j’en connaissais le nombre) qui ne se doutaient de rien. Un seul moyen, l’évacuation par mer.Ce fut alors un affreux cauchemar au cours duquel je me voyais sur une ile voisine, m’efforçant de faire réquisitionner, par d’incrédules autorités françaises, toutes les embarcations possibles pour recueillir les habitants de l’île menacée…renvoyé de fonctionnaires en fonctionnaires, je me démenais tant et si bien que je me réveillais… »

 » Dans ce rêve, le nombre de la population menacée fut pour moi une obsession constante.
Je le répétais à tout venant, y compris au maire de l’île au moment même de mon réveil, comme un appel suprême : 4000 personnes succomberont si vous ne m’écoutez pas ! « 

Il poursuit ensuite (dans la réalité) :


 » Je ne saurai dire quand nous reçûmes notre prochain arrivage de journaux. En tout cas, le Daily Telegraph était du nombre et, l’ayant ouvert, j’y trouvais ceci :

Un grand désastre à la Martinique. Saint-Pierre est englouti par une irruption volcanique. Une avalanche de feu fait 40 000 victimes. Un paquebot anglais est la proie des flammes. Dans une autre colonne, je remarquai le titre suivant : Une montagne explose. »

Pour Dunne, il n’avait aucun doute, son rêve déjà vieux de un mois coïncidait parfaitement avec la catastrophe de la montagne Pélée.

 Un détail étrange vient se glissée dans le rêve de Dunne, dans la réalité le nombre de victimes est de  plus 26 000, Dunne en mentionne 4000 dans son rêve, alors que le daily télégraphe faisait référence a 40 000 victimes.

Cette inexactitude qui lui semblait anodine, va se révéler riche d’enseignements pour notre ingénieur, qui va par la suite pousser plus loin l’étude des rêves prémonitoires.

Pour cela, Dunne prit l’initiative de décrire chaque matin, ses rêves dans les moindres détails dans « un journal des rêves » afin de faire un rapprochement entre ses rêves et les événements susceptibles de lui être déjà arrivé dans la réalité.

Cette méthode a déjà été utilisée par le chercheur Hervay de St Denis, ce dernier préconisa de décrire toutes les images des rêves, même celles paraissant dénuées d’intérêt.

Le sérialisme de Dunne

Au fil de son  expérience avec les rêves prémonitoires, Dunne fît une découverte surprenante, il constata que les rêves contenaient environ le même nombre « d’événements passés et futurs ».

J.W. Dunne a conçu une théorie mathématique compliquée afin de soutenir ses spéculations de la vraie nature de temps et d’espace, qu’il a appelé « Sérialisme ».

Il suppose que lorsque nous dormons notre conscience est libérée de l’écoulement du temps, nous pouvons ainsi rêver autant  des événements passés que futurs.

Afin de rendre cette théorie plus compréhensible, Dunne a comparé le temps à un clavier de piano.

Imaginons que le clavier du piano soit le temps, les touches de gauches représente « le passé », les touches du milieu  « le présent » et les touches de droites « le futur ».

Nous ne pouvons pas frapper normalement les touches à gauche (”le passé”) situé devant nous, ni les touches à droite (”l’avenir”), étant donné que nous sommes au milieu du clavier, c’est-à-dire dans le présent.

Mais pendant notre sommeil, nous sommes libérés de cette linéarité, nous pouvons autant frapper les touches situées au milieu, que celles situées à droite, en d’autres termes « le temps n’existe pas », pendant que nous rêvons, ce qui nous permet de faire des « rêves prémonitoires ».

On pourrait considérer les rêves, d’après la théorie de Dunne, comme des « voyages dans le temps », un concept qui sera reprit dans de nombreuses œuvres de fictions

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